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Pourquoi je n'arrive pas à lâcher prise malgré la thérapie ?

Photo du rédacteur: Anne-Laure M
Anne-Laure M
7 août
3 min de lecture

Tu as fait le travail. Des années parfois. Tu sais nommer tes schémas, tu comprends d'où viennent tes blessures de l'âme, tu peux expliquer avec précision pourquoi tu contrôles tout. Ton thérapeute te le dit, tes proches te le disent : tu as vraiment avancé.


Alors pourquoi, malgré tout ça, ton corps reste tendu ? Pourquoi le lâcher-prise que tu comprends si bien en théorie ne vient jamais vraiment, dans les faits ?

Ce n'est pas que ta thérapie n'a pas marché. C'est qu'elle a fait exactement ce qu'elle pouvait faire et qu'il lui manque une pièce qu'elle n'est pas conçue pour fournir.


La différence entre comprendre (la tête) et libérer (le corps)

Comprendre, c'est un acte du mental : relier les points, mettre des mots sur une émotion, retracer l'origine d'un schéma. C'est précieux, et c'est souvent la première étape indispensable.

Mais libérer une tension, ce n'est pas un acte intellectuel. C'est un événement physiologique. Le corps garde la trace de ce qu'il a vécu sous forme de tension musculaire, de respiration bloquée, d'hypervigilance indépendamment de ce que ta tête a compris depuis.

C'est pour ça que tu peux savoir exactement pourquoi tu n'arrives pas à lâcher le contrôle, et rester incapable de le faire au moment où ça compte. La compréhension et la libération ne se logent pas au même endroit.


Pourquoi la thérapie verbale a une limite physiologique ?

La thérapie verbale s'adresse principalement à la partie de ton cerveau qui gère le langage et le raisonnement. C'est une partie plus récente, plus "haute" du cerveau.

Mais la réaction de survie celle qui te fait serrer les mâchoires, retenir ton souffle, rester sur tes gardes même quand tout va bien se loge dans des structures plus anciennes, plus primitives, qui ne comprennent pas le langage et ne répondent pas à la logique. On ne raisonne pas un système d'alarme ancestral : on ne peut que lui envoyer un signal qu'il reconnaît.

C'est exactement pour ça que tu peux "vouloir réussir" ton lâcher-prise, y penser fort, le désirer sincèrement et que ton corps continue de dire non. Il ne résiste pas par mauvaise volonté. Il résiste parce qu'aucun mot, aussi juste soit-il, ne lui a encore prouvé que le danger était passé.


Ce que le souffle peut faire là où les mots s'arrêtent

Le souffle est un des rares ponts directs entre ton mental et ton système nerveux autonome celui qui, justement, ne parle pas la langue des mots.

Des respirations spécifiques et guidées peuvent aider ce système nerveux à compléter ce qu'il n'a jamais fini de faire : décharger une activation restée en suspens, sortir d'un état de vigilance chronique, et permettre au corps de relâcher ce qu'aucune prise de conscience, seule, n'avait réussi à défaire.

Ce n'est pas remplacer ta thérapie. C'est lui donner ce qui lui manquait pour aller jusqu'au bout : la porte d'entrée du corps, là où celle du mental s'arrête.


Et si la prochaine étape n'était pas de comprendre davantage ?

Si tu as déjà tout compris de toi-même et que ton corps, lui, n'a toujours pas suivi, ce n'est peut-être pas un nouveau déclic intellectuel qu'il te faut. C'est un espace pour que ton corps fasse, enfin, ce que ta tête a déjà fait depuis longtemps.

C'est ce que permet une séance de breathwork.

Si tu es prêt.e à sentir ce changement plutôt qu'à le comprendre une fois de plus, réserve ta séance sur almabreath.com.





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